Environnement

Le réseau des maires de la Meuse est lancé !

Les 18 et 19 octobre, à Charleville-Mézières, des élus belges, français et hollandais étaient réunis pour concrétiser ce réseau des “maires pour une Meuse potable”. « C’est en regroupant les élus des villes baignées par la Meuse ou ses affluents que des engagements pourront être pris, puis des actions concrètes menées », explique Boris Ravignon, à la base de l’initiative, répondant à l’appel de Li An Phoa. Comme le souligne le maire de Charleville-Mézières, boire la Meuse relève encore de l’utopie, mais un premier pas vers une Meuse où l’on pourrait se baigner sans risque est déjà  un sacré défi dans certaines régions.

Malgré une météo pluvieuse, une douzaine d’élus et de nombreux sympathisants étaient bien présents au bord du fleuve. Li An Phoa s’est réjouie de ce moment symbolique, de ce point de départ : “Very special, promising and enriching. Thank you mayor of Charleville-Mézières Boris Ravignon for pioneering, co-founding and trusting this”.

Anne Barzin, échevine namuroise du Tourisme, a annoncé que la prochaine rencontre aurait lieu à Namur, en mai 2020.

Août 2019

Li An Phoa réunit les élus au chevet de la Meuse

Li An Phoa était à Charleville-Mézières fin août pour rencontrer les maires et bourgmestres de la Meuse, invités par Boris Ravignon dans le cadre du Cabaret vert, comme chaque année. Soutenue par le maire de Charleville-Mézières, la fondatrice de Drinkable Rivers avait pour objectif de convaincre ces élus de s’associer pour améliorer la qualité de l’eau de la Meuse : « Valoriser la Meuse, pour mieux l’apprécier et l’aimer et donc avoir envie d’en prendre soin », est le leitmotiv de la jeune universitaire hollandaise qui a suivi la Meuse à pied en 2018 (lire alluMeuse n°14).

Si chacune de ces communes et municipalités a déjà ses propres projets et si des organismes travaillent déjà à cette coordination, comme la commission internationale de la Meuse, l’EPAMA (F) et les Contrats de rivière (B), l’idée, explique B. Ravignon, n’est pas de les doublonner, mais de constituer un groupe axé sur des actions concrètes vers le public, où l’on peut échanger les bonnes pratiques et améliorer le rapport au fleuve au quotidien. Agir et s’inspirer les uns les autres. Avancer avec ce qui est déjà en place, mais élargir la perspective avec, en ligne de mire, les « rivières à boire ». Avec une étape annoncée pour Charleville en 2020 : nager dans la Meuse. Des tests sont en cours avec l’ARS et Ardenne Métropole pour déterminer les lieux qui pourraient accueillir les baigneurs dans des conditions sanitaires sûres.

Li An Phoa : « Tout ce que nous faisons aujourd’hui est important, chacun porte une responsabilité. Les « rivières potables », il faudra peut-être quelques générations pour que cela devienne réalité. Mais quand je rencontre les enfants, ils sont réceptifs, ils sentent qu’ils peuvent avoir un rôle dans cette perspective. La question à se poser, c’est ‘Comment vit-on avec notre fleuve ? Beaucoup de villes lui tournent le dos. Comment remettre cette ‘life line’ au centre de notre vie ? Avec l’expérience de la vie avec le fleuve, on peut commencer à l’aimer et en prendre soin. La qualité de l’eau d’un fleuve montre comment on vit dans ses bassins versants. » C’est bien pour ça qu’en août, à Charleville, étaient aussi présents, notamment, des élus de la Semois/Semoy et des représentants de la commune de Val-de-Meuse, en Haute-Marne, proche de la source. Il reste encore du boulot pour amener à la conscience de tous que travailler à la qualité de l’eau d’un fleuve chacun de son côté n’a pas beaucoup de sens. Mais les initiateurs de ce réseau sont décidés à démarrer avec les convaincus. En octobre, aura lieu à Charleville-Mézières le lancement officiel de ce réseau des maires et bourgmestres de la Meuse. À suivre…