Le dossier du mois

Élections 2018 – Le tour des communes

Dans un an, les “ communales ”

Les élections communales en Belgique, c’est dans un an. Autant dire que nous y sommes, ou plus exactement qu’il n’y a plus de temps à perdre pour les candidats, les listes, les partis, les tenants de la majorité et ceux qui voudraient bien prendre leur place. Ça discute, ça calcule, ça recrute et ça transfère. C’est le jeu de la démocratie, à l’échelon local, celui qui est le plus proche de nos préoccupations quotidiennes. Vous, moi, nous retrouvons parfois au coeur de la mêlée, et c’est sans doute pour cela que ces élections sont celles qui nous passionnent le plus.

Parce que notre ambition éditoriale est « d’éclairer » la vallée de la Meuse, et donc ses habitants, nous avons entamé un petit tour des communes, que nous poursuivrons bien sûr dans nos prochains numéros.

Nous sommes promenés dans les communes de Profondeville, Yvoir et Dinant, en remontant paisiblement le cours de la Meuse. Hasard de cette sélection, les trois bourgmestres sont étiquetés MR, mais leur parcours et leurs combats sont pourtant très différents….

 

Extraits choisis

 

• Profondeville : la bataille sera rude

Luc Delire

La bataille s’annonce très rude. D’un côté la liste Intérêts communaux à la majorité chancelante, qui va devoir resserrer les rangs dans les mois qui viennent. De l’autre Peps, qui entend bien profiter de la grande brèche ouverte en 2012 pour arriver cette fois au pouvoir. Côté Ecolo et PS, on se positionne au balcon, en outsiders bien sûr très fréquentables.

« On ne les avait pas vu arriver » : le Bourgmestre Luc Delire opère un constat en forme de mea culpa lorsqu’il évoque les résultats des élections de 2012, avec cette perte de 5 sièges pour sa liste intérêts communaux et, surtout, l’arrivée en force au conseil des 7 élus de la liste Peps (pour Profondevillois Engagés Pour la Société) qui se définit encore et toujours avant tout comme un mouvement citoyen, malgré sa très forte coloration cdH.

 

 

Etienne Drefresne @JMA

•  Yvoir: un petit ménage en bonne santé

« C’est un petit ménage qui fonctionne bien » : avec le sens de la formule qui le caractérise, voici comment le bourgmestre Etienne Defresne qualifie cette alliance LDB – EPY née au soir des élections d’octobre 2012. Un ménage fait pour durer ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le nouvel homme fort d’Yvoir a pris son rôle très à coeur en faisant preuve d’une disponibilité quotidienne et en s’investissant à temps plein dans sa nouvelle fonction.
Etienne Defresne a la rondeur rassurante et le contact facile. Il cultive la bonhomie, l’écoute, voire l’empathie, et il a le souci du dialogue. Mais il sait aussi rappeler si besoin est que c’est lui le patron et que, au bout du compte et des débats, c’est lui et sa majorité qui prennent les décisions. Côté finances, le nouveau bourgmestre présente un bulletin de premier de classe, hérité en grande partie de son prédécesseur.

 

 

 

Richard Fournaux

• Dinant : vent de croisade sur la Croisette

À un an de l’échéance électorale, deux challengers Laurent Belot (PS) et Axel Tixhon (cdH) sont demandeurs d’un changement. Du côté du Roi Richard (dont le règne affiche bientôt 24 ans), on ne compte pas boucler sa valise sur la Croisette.

Dinant, côté politique, c’est d’abord quelques fortes personnalités avec, en tête, son bourgmestre Richard Fournaux (MR), aux commandes de sa commune depuis maintenant 4 législatures. En majorité absolue, Richard IV a la réputation de défendre les intérêts de sa ville, « parfois en dépit du bon sens », selon ses détracteurs

Les faits sont là. Malgré ses 15 sièges sur 23, la majorité dinantaise LDB (Liste Du Bourgmestre) doit jongler avec des « tempéraments ». Le premier citoyen le reconnaît lui-même….

 

 

 

 

 

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