Portrait

Portraits croisés

©JMA

Bareck et Julien, les Franco-Belges

À ma gauche, Bareck, le footballeur français, à ma droite, Julien, le restaurateur belge. Ils sont tous les deux commerçants à Givet, le premier depuis quelques mois, le second depuis 13 ans déjà. Petite interview croisée et conviviale, à cheval sur la frontière.

  • Qu’y a-t-il de différent quand on découvre le pays d’à côté ?
Bareck : Ce qui m’a tout d’abord étonné quand j’ai commencé à jouer au foot à Nismes, en première provinciale, ce sont les bacs de bière dans le vestiaire. Je savais qu’il y avait une véritable culture de la bière en Belgique, mais je ne m’attendais pas à cela. On y boit de la bière comme on boit de la limonade chez nous. Et puis, l’ambiance au bord des terrains est fantastique, ça crie, ça encourage, ça engueule parfois l’arbitre, et après, on fait la fête à la buvette. Autre chose : en Belgique, il y a toujours des travaux quelque part sur les routes Julien : Ce qui m’a frappé au départ, et même un peu découragé, ce sont les lenteurs administratives, c’est le fameux formalisme français. Il faut attendre les différentes autorisations avant de faire quoi que ce soit, alors qu’en Belgique, on agit plus vite, quitte à devoir se mettre en ordre après. Les horaires scolaires en France sont aussi très différents selon l’âge de l’enfant. Donc, quand on en a plusieurs, c’est parfois assez compliqué à gérer. Par contre, ici, la confiance règne avec l’administration fiscale. En Belgique, c’est un sport national d’essayer de berner les impôts.

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