Portrait Sport

Lucie Watillon La passion de la grimpe

Lucie a 14 ans et grimpe depuis qu’elle a 6 ans. Cette jeune Namuroise a bien l’intention de continuer à grappiller des médailles. On pourrait bien la retrouver aux Jeux Olympiques de Paris, en 2024…

 

Lucie vit à Meux, avec son frère, sa sœur et ses parents. C’est d’ailleurs en accompagnant son frère à son cours d’escalade que lui prend l’envie d’essayer. Elle a 6 ans quand le virus la saisit : «  J’ai essayé, j’ai adoré ! », se souvient la jeune fille. Sa maman complète : « A 7 ans, elle était repérée et intégrée dans l’équipe de perfectionnement, avec des jeunes plus âgés, et elle s’y sentait bien. » D’un entraînement par semaine, elle est passée à deux puis trois. Et les premières compétitions sont arrivées. « A part la première, j’ai été chaque fois sur le podium », poursuit Lucie. Si les compétitions se passent toujours en salle, la jeune sportive ressent très vite l’appel des falaises, à Beez, d’abord, puis à Freÿr, en bord de Meuse. « Tous les grimpeurs nous envient les voies de Freÿr, très dures et très spéciales. Il n’y a pas de compétition en extérieur, mais les voies sont classées par difficulté. Quand on réussit une voie réputée difficile, outre la satisfaction personnelle, on gagne aussi la reconnaissance des autres grimpeurs. » Dès qu’elle le peut, Lucie grimpe en falaise, en Belgique et à l’étranger.

Lucie Watillon @Nicolas Watillion

Une championne qui s’amuse

 

« S’améliorer en s’amusant » semble être le leitmotiv de la jeune Namuroise, Lucie est en troisième année secondaire au Collège Saint-Servais, à Namur, dans la section réservée aux sportifs de haut niveau (elle a le statut d’Espoir sportif). Elle partage les cours avec les jeunes de la section sport-études football. Leur horaire est adapté pour dégager le temps nécessaire à la pratique de leur discipline. C’est-à-dire qu’ils n’ont pas d’option ni de cours d’éducation physique. Ce qui permet à Lucie de s’entraîner une vingtaine d’heures par semaine, à Louvain-la-Neuve, Bruxelles, Anvers, ou parfois Jambes. « C’est vrai que ça demande beaucoup de sacrifices, mais ça en vaut la peine », confie-t-elle.

Et les résultats de l’année 2017 le confirment : championne de Belgique en voie, 3e à la coupe d’Europe, 2e aux Championnats d’Europe, 6e aux Championnats du Monde (sur 86 grimpeuses). (…..)

 

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