Patrimoine

L’abbaye de Maredsous

L’abbaye de Maredsous  – En marge du marché de Noël, petit coup d’oeil sur les étapes de la construction du monastère

 

Il y a quelques jours, le traditionnel marché de Noël a ouvert ses portes à Maredsous, accompagné d’une patinoire couverte qui attire et séduit petits et grands.

Mais que sait-on vraiment de cette abbaye ? D’où lui vient cet engouement de quelque 550 000 personnes qui la fréquentent annuellement ? Quand, comment et pourquoi ces bâtiments impressionnants ont-ils surgi de terre?

 

Les origines

Depuis la Meuse, c’est par la vallée de la Molignée qu’on atteint le village de Maredret. Avant d’y pénétrer, on aperçoit sur la gauche un petit ensemble architectural en quadrilatère, complété par une grange, établi le long de la rivière. C’est là, dans le château-ferme de Maredsous, que prend racine, dès 1872, un prieuré de l’ordre de Saint-Benoît.

Sur les hauteurs du petit château, un vaste plateau, assez aride à l’époque et nommé « Scrépia », compte parmi les propriétés foncières des Desclée. Ces hommes d’affaires fortunés du Tournaisis, Henri et Jules, ont acquis des biens dans la région, dont le château-ferme, pour y passer une villégiature paisible. Paisible mais pieuse aussi, car ces catholiques ultramontains -c’est-à-dire favorables au pape et à l’Eglise de Rome, face au libéralisme anticlérical alors en vogue- souhaitent notamment la restauration du monachisme en Belgique. Le Scrépia est choisi pour y construire un nouveau monastère bénédictin, sur les plans de l’architecte Jean-Baptiste Béthune et grâce à une part substantielle des fonds familiaux des Desclée (…..)

 

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