Tourisme

La vallée de la Meuse, axe majeur de Wallonie

René Collin

Le Ministre wallon René Collin a en charge des compétences qui concernent de près la vallée de la Meuse et son développement, pour lesquelles les relations transfrontalières sont essentielles.
En outre, le ministre Collin est aussi délégué à la Grande Région. Entretien avec un homme qui soigne avec conviction les relations avec ses voisins.

 

En tant que ministre wallon en charge du Tourisme, du Patrimoine, de l’Agriculture, de la Nature et des Forêts, quel est votre regard sur la vallée de la Meuse ?

Elle est importante pour l’identité wallonne. Elle fait partie de l’histoire de la Wallonie, de son ADN paysager. C’est en bord de Meuse que l’histoire s’est construite ; c’est aussi là qu’une partie des belles grandes villes wallonnes se sont établies. C’est non seulement une artère économique importante, c’est aussi un des visages principaux de la Wallonie. Surtout pour le tourisme. En tant que ministre en charge de cette matière, j’ai à coeur de la valoriser.

Pensez-vous que son potentiel est suffisamment exploité ?

Non, le ‘produit touristique mosan’ en tant que tel n’était pas suffisamment élaboré. C’est pour cette raison que nous avons lancé l’opération ‘Namur au fil de l’eau’, un vaste programme d’action qui vise à valoriser les bords de Meuse et de Sambre en province de Namur. Huit millions d’euros (dont une intervention très importante du Commissariat Général au Tourisme, CGT) sont mobilisés pour treize projets répartis sur neuf communes. Cela concerne des ouvrages hydrauliques, de la signalétique, des aires de jeux, des aménagements du RAVeL… Car tout est lié. Pour moi, le tourisme, c’est de l’économie. Il faut développer le tourisme fluvial parallèlement au produit ‘RAVeL’, compléter les circuits, relier les haltes nautiques au coeur des villes. Tous les projets relevant de ce programme d’investissement contribueront, en synergie, au dévelopoppement du produit touristique Meuse.

Après le vélo en 2016, la gastronomie en 2017 et l’insolite en 2018, le thème de l’année touristique 2019 sera ‘ Wallonie, terre d’eau ’, c’est aussi dans ce but ?

Oui, tout à fait. L’idée est de montrer que la Meuse et les autres fleuves et rivières de Wallonie méritent d’être mieux valorisés. L’année à thème poursuit deux objectifs. Le premier est de doper les produits touristiques liés à la thématique, les infrastructures, l’accueil, les outils d’information… Amener une plus-value grâce à une mise en lumière durant un an, une mobilisation et un accompagnement.

Le deuxième objectif est de garder un fil rouge durant toute l’année dans une communication commune et homogène. Avec cette thématique de l’eau, nous voulons attirer plus de plaisanciers, plus de monde sur les barques, bateaux électriques, Namourettes, valoriser le passeur d’eau…
Nous voulons faire mieux connaître les sports d’eau (baignade, pêche, kayak…), mettre en lumière les lacs, mais aussi les minéraliers, par exemple.
Ces années à thème donnent de réels résultats : l’année dédiée au vélo a permis de faire passer le réseau d’opérateurs labellisés ‘ Bienvenue vélo ’ d’une centaine à plus de 650 adhérents. Elle a aussi boosté l’usage des vélos électriques, a vu se développer les balades gourmandes à vélo… En matière de tourisme, nous sommes obligés de viser l’excellence tant pour l’accueil et les infrastructures que pour les produits
touristiques que nous proposons. Innovation et diversité sont indispensables pour répondre aux besoins de plus en plus personnalisés des touristes. Et pour cela, il faut aussi développer l’usage des nouvelles technologies. (…..)

 

Paysage – Semoy2-©Philippe PAPIER

 

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