Société

DIADeM Pour un diagnostic de la qualité des eaux de la Meuse

Assurer une gestion transfrontalière concertée des ressources en eau, voilà l’objectif global du projet DIADeM. Des partenaires français et belges se penchent sur la qualité des eaux de la Meuse dans le cadre du nouveau programme INTERREG VA FWVL. Explications

 

Le chômage de la Meuse est l’occasion d’entretenir et de réparer les écluses, barrages et berges. C’est aussi le moment choisi par l’équipe du professeur Kestemont, de l’UNamur, pour expliquer au grand public le projet INTERREG DIADeM.

Si l’on connaît la nocivité du cuivre et du mercure sur la qualité des eaux de nos fleuves et rivières, l’impact des 3000 substances chimiques d’origine médicamenteuse rejetées via les eaux usées et non stoppées par les stations d’épuration, reste une inconnue.

Pour tenter de le cerner, un projet transfrontalier a démarré en janvier dernier pour une durée de trois ans. Il se concentre sur le bassin hydrographique de la Meuse (donc aussi sur ses affluents, la Sambre et la Semois) et sur cinq molécules bien précises, comme l’expliquait Patrick Kestemont au micro de Matin Première, en mai dernier : « Nous n’avons pas choisi les molécules les plus abondantes, mais celles que nous savons présentes de manière régulière, et dans des concentrations supérieures à d’autres molécules médicamenteuses. » Sont donc recherchées dans les analyses le Paracétamol, deux anti-inflammatoires (le Diclofenac et le Naproxène), l’Irbesartan (qui soigne la tension) et un neuroleptique (le Carbamazépine). Ces substances sont diluées dans l’eau, puis dégradées par les bactéries, mais pas complètement, il reste une petite partie qui forme un cocktail moléculaire dont on ne connaît pas l’impact sur nos cours d’eau….

 

Intéressé de connaitre la suite de notre article ? Commandez notre revue ou  Abonnez-vous